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Titre : BAYROU LE SUPER BOOMER !

Mercredi 27 août 2025, le premier Ministre François Bayrou mais manifestement pas le dernier a dénoncé le « confort des boomers qui considèrent que tout va très bien » face à l’endettement croissant de la France, estimant que ce comportement ferait peser sur les jeunes le fardeau d’une dette qu’ils devraient rembourser toute leur vie.

Pourtant, M. Bayrou a lui-même soixante-quatorze ans, il appartient donc à cette génération des boomers qu’il met en cause. Plus que le commun des mortels, il a bénéficié de revenus liés au cumul de ses mandats, des avantages attachés aux plus hautes fonctions de l’État dont il continuera à profiter lorsqu’il aura quitté Matignon.

Un ancien Premier ministre en France conserve une protection rapprochée, un véhicule avec chauffeur et parfois un bureau avec du personnel de soutien. Il bénéficie aussi d’une retraite calculée sur ses indemnités ministérielles et d’un rang protocolaire élevé. Enfin, son expérience et ses réseaux lui assurent une influence durable dans la vie politique et publique.

A sa nomination de Premier ministre qu'il a paraît-il exigé avec insistance, M. Bayrou tirait déjà de substantiels revenus de ses mandats électifs comme maire de Pau, président de communauté. Mais outre ses revenus tirés de la politique, François Bayrou conserve une exploitation agricole à Bordères, Pyrénées-Atlantiques
Cette ferme est toujours en activité. En 2019, François Bayrou a déclaré une rémunération nette de 19 602 euros pour son élevage de chevaux. Selon des informations disponibles, l'exploitation cultive également des céréales et des oléagineux

A son arrivée à l'hôtel Matignon, François Bayrou possédait un patrimoine immobilier d’une valeur estimée à environ 1,3 million d’euros, selon sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), une maison à Pau, un appartement à Paris, l'exploitation agricole.

Enfin M. Bayrou a été dix ans professeur agrégé de lettres classiques et perçoit une retraite à ce titre proportionnelle à ses années de présence.

Voilà la situation personnelle de notre donneur de leçon, membre d'une pitoyable coalition de perdants aux dernières élections et qui occupe cette semaine l'espace médiatique pour sauver son poste. Médias qui, du reste, on vite oublié l'affaire de pédophilie de Béttharam qui faisait tant de bruit avant l'été.

Avant d’accuser les boomers de complaisance, il faut rappeler ce que les générations précédentes ont vécu. Ceux de 1939-45 ont grandi sous l’Occupation, la faim, les bombardements. Leurs parents avaient subi l’hécatombe de 14-18, une guerre industrielle qui a décimé une génération entière. Avant eux encore, il y eut la guerre de 1870, les guerres napoléoniennes, celles de la Révolution française, et même, au XVIIIe siècle, l’engagement de la France dans la guerre d’Indépendance américaine. Chacune de ces générations a payé de sa chair et de sa souffrance le poids de l’Histoire. Les boomers, pour leur part, ont eu la chance de grandir dans un pays enfin pacifié, au cœur des Trente Glorieuses, dans une société qui reconstruisait ses infrastructures et élargissait les protections sociales nées du conseil national de la Résistance. On peut donc voir leur existence comme une époque de stabilité retrouvée, et non comme un privilège à pointer du doigt.

Pour ma part, je ne me reconnais pas dans cette caricature de privilégié. Je n’ai jamais connu mes grands-parents, morts en 14-18, j’ai perdu ma mère à sept ans. À dix-sept, je me suis engagé dans l’Armée française. A 20 je suis monté à Paris avec cent francs en poche pour occuper un emploi précaire. Devenu infirmier psy, je me suis levé pendant des années à cinq heures du matin pour prendre en charge, avec mes collègues, des personnes incontinentes reléguées dans des structures d'un autre âge. Je vous épargne les détails sur ces dortoirs de misère, les combats que nous avons dût mener pour abattre le système asilaire entretenu par nos dirigeants, rendre à ces patients un peu de dignité. Puis j'ai dû batailler ferme, deux journées en une, pour devenir journaliste. J’aurais volontiers cédé ces tâches, surtout celle de l'HP, à M. Bayrou qui m’explique aujourd’hui que j’aurais vécu dans le confort. S'il voyait où j'ai dormi à Paris pour gagner ma croûte, puis à Chateaubriand, puis chez les marchands de sommeil de Quimper...

Mon épouse a quant à elle travaillé aux champs du matin au soir dès son plus jeune âge, et tous les étés à temps plein sans partir en vacances. Dans sa famille, dans le voisinage de sa ferme natale, on ne compte plus les ravages produits par les pesticides utilisés. Cancers, Parkinson... Infirmière, elle a donné encore plus que moi à la société. Aujourd'hui, les années passées à élever nos enfants lui donnent une retraite minorée d'autant.

Alors il est trop facile de pointer une génération et de lui faire porter les travers d’une société entière. Mais il est injuste et dangereux d’opposer artificiellement les jeunes et les anciens, comme si l’histoire des uns ne reposait pas sur les sacrifices des autres. Les boomers n’ont pas choisi l’époque dans laquelle ils sont nés. Ils ont simplement vécu, travaillé, construit, et transmis, comme l’avaient fait avant eux leurs parents et leurs grands-parents, au prix d’épreuves que nous n’avons pas connues. Plutôt que de les accabler, il conviendrait d’assumer collectivement notre responsabilité face à la dette, aux politiques menées, aux inégalités, au travail, et à l’avenir commun que nous prétendons offrir à la jeunesse.

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