Le 27 juillet 2025, l’Union européenne a signé un accord de commerce avec les États-Unis sous la menace d’une guerre tarifaire.
Ce n’est pas un traité. C’est une reddition.
En échange d’un tarif « préférentiel » de 15 % sur nos produits industriels — alors même que l’OMC garantit des échanges à droits quasi-nuls —, nous avons accepté de transférer des milliards d’euros d’investissements vers les États-Unis. Pire : nous nous engageons à acheter massivement leurs énergies fossiles, allant à l’encontre de nos propres objectifs climatiques.
Nous signons notre dépendance. Nous renforçons une économie qui sape les règles du commerce multilatéral, subventionne massivement ses champions industriels et fait pression sur ses alliés avec des menaces de sanctions.
Ce n’est pas un accord. C’est un chantage.
Donald Trump — ou tout autre président — pourra demain, en toute impunité, recommencer. Car l’Europe a démontré qu’elle plie. Et qu’elle paie.
Nous ne sommes pas condamnés à l’impuissance.
L’arme du consommateur est aussi forte que celle des marchés. En refusant d’acheter les produits qui renforcent cette dépendance — smartphones, véhicules, services numériques, gaz liquéfié américain — nous envoyons un message clair : nous voulons une Europe souveraine, loyale, et cohérente avec ses principes.
Pourquoi boycotter ?
Parce que chaque dollar dépensé soutient une économie qui impose ses règles, mais refuse les nôtres.
Parce que chaque cargaison de gaz liquéfié américain retarde la transition écologique européenne.
Parce que chaque iPhone ou Tesla vendus sur notre sol est un symbole d’une asymétrie assumée.
Le boycott n’est pas une haine. C’est un acte de conscience. Un geste démocratique, individuel et pacifique, pour dire "non" à un rapport de force injuste.
Demandons :
La suspension immédiate des engagements européens de réinvestissement massif aux États-Unis.
Le réexamen environnemental complet des clauses liées à l’achat d’énergies fossiles.
L’instauration d’une taxe carbone aux frontières, y compris pour les produits américains, dans le respect du Green Deal.
Boycotter, ce n’est pas se fermer. C’est se respecter.
Nous avons le droit d’être exigeants. Le droit de défendre notre souveraineté économique. Le devoir de ne pas acheter notre avenir au prix de notre dignité.
Refusons l’accord de l’impuissance. Choisissons la résistance responsable.
Boycottons. Pour penser plus loin. Pour acheter autrement. Pour rester libres.