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Titre : QUAND L'ARMÉE SUPPLANTE LA SANTÉ


À l’approche du 14 Juillet, symbole républicain par excellence, l’exécutif semble vouloir jouer une partition dramatique, orchestrée autour de la menace russe et des tensions au Proche-Orient. Il y a deux jours, le chef d’État-Major annonçait que Paris serait une cible potentielle privilégiée de Moscou. Coïncidence troublante ou manœuvre savamment chorégraphiée ? Aujourd’hui, Emmanuel Macron annonce une nouvelle hausse du budget de la Défense. Dans deux jours, c’est le Premier ministre qui demandera des sacrifices aux Français. Et pendant ce temps, la France réelle — celle des malades, des familles, des travailleurs — s’enfonce dans une crise sanitaire sans précédent.

3 000 milliards d’euros de dette publique. Et pourtant, le budget militaire français va connaître une nouvelle flambée. Plus de 413 milliards d'euros sur sept ans, prévus par la Loi de Programmation Militaire 2024-2030. Des chiffres vertigineux, alors que dans les hôpitaux, c’est le manque de tout : de lits, de personnel, de matériel, de reconnaissance. En France, en 2025, il devient quasi impossible de consulter un cardiologue ou un dentiste dans des délais acceptables. Les généralistes, débordés, ne reçoivent plus leurs patients en urgence. Les urgences elles-mêmes n'accueillent plus, elles trient. On meurt d’attente, on souffre en silence. Le désert médical ne touche plus que les campagnes : il gagne les grandes villes.

Le contraste est glaçant. D’un côté, on met en scène une France "assassable", menacée de toutes parts, justifiant des dépenses d’armement pharaoniques. De l’autre, une France déjà en train de sombrer, attaquée de l’intérieur par la désorganisation de ses services publics, au premier rang desquels la santé. Il n’est pas question ici de naïveté géopolitique : les menaces existent. Mais de là à faire de la Défense le levier unique de prestige présidentiel, il y a un pas qui vire au cynisme.

Car Emmanuel Macron, en multipliant les Conseils de Défense — parfois même pour des questions de politique intérieure ou sanitaire, comme au temps du Covid — gouverne dans une logique de commandement militaire, vertical, opaque. Il cherche l’image d’un chef de guerre, d’un leader européen, alors qu’il est l’un des Présidents les plus impopulaires de la Ve République. Or, ce même chef de l’État n’a jamais effectué le moindre service militaire. Il est resté sourd aux cris des soignants, méprisant les alertes, contournant les revendications, même lorsqu’elles venaient du terrain.

Et que dire de François Bayrou, Haut-commissaire au Plan ? Quelle vision a-t-il apporté pour reconstruire l’hôpital ? Quelles propositions pour réinvestir dans les soins de proximité, dans les études médicales, dans le lien entre médecine de ville et hôpital ? Rien, ou si peu. Le plan santé du gouvernement n’a été qu’un emplâtre sur une jambe de bois. La désertification médicale progresse. L’attractivité du métier de soignant s’effondre. Et les plus précaires sont les premiers à être exclus des soins, dans un pays qui aimait à se croire à l’avant-garde sociale.

Pendant ce temps, des petits pays comme Cuba, malgré l’embargo américain, ont fait de la santé un pilier de leur souveraineté. On les moque, mais leur taux de médecins par habitant dépasse largement celui de la France. Et leur système de santé, malgré la pénurie de médicaments, repose sur une politique de prévention, de présence, de proximité. Là-bas, un médecin de famille est accessible. Ici, il devient une denrée rare.

La vérité est simple : la France est malade de ses choix. À force de se rêver grande puissance militaire, elle oublie qu’une nation n’est forte que si son peuple est en bonne santé. Il faut un Conseil de Santé permanent, pas un Conseil de Guerre quotidien. Il faut investir dans la vie, pas uniquement dans la défense de la mort. Le combat du XXIe siècle n’est pas que militaire — il est social, écologique, sanitaire. Et il ne se gagnera pas avec des Rafale, mais avec des médecins, des infirmiers, des sages-femmes, des psychologues, des dentistes, des kinés.

Si le Président veut réellement redorer son image, qu’il commence par entendre les Français là où ils souffrent : dans les salles d’attente, dans les files d’urgence, dans les couloirs des hôpitaux. Là où le silence du politique devient assourdissant. Là où la République, aujourd’hui, est en soins palliatifs.

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